Dans le feuilleton qui s'abat sur Eric Woerth, une nouvelle affaire a dernièrement été révélée par le journal « Libération ». Après l'affaire du conflit d'intérêts avec la milliardaire Lilliane Bettencourt, nous voilà désormais en plein coeur d'un nouvelle affaire, qui va encore faire couler beaucoup d'encre : l'affaire du dossier fiscal du casinotier dans lesquel Eric Woerth serait intervenu.
Le journal « Libération » accuse le ministre d'être intervenu en faveur du patron de la SFC (la « Société Française des Casinos ») qui était auparavant en redressement fiscal. D'après le journal, le ministre serait intervenu dans le but d'obtenir une « réduction d'impôts » en faveur du casinotier qui était alors accusé d'être impliquer dans le commerce des jeux de casino en ligne.
Eric Worth serait intervenu, après que l'un des députés UMP : Jean-François Mancel, qui est également député dans le département de l'Oise, et principal mentor de Eric Woerth, l'ait sollicité pour qu'il intervienne en faveur de la situation fiscale du casinotier.
Dès la révélation de l'affaire, le ministre Eric Woerth s'est tout de suite exprimé dans le but de contester les « allégations » qui lui sont reprochées par le journal. D'après l'ex-ministre en charge du budget, il n'a fait que son travail. Chaque année, son ministère reçoit des milliers de lettres qui sont traitées par son cabinet dans le but de trancher les litiges qui opposent les contribuables et l'administration fiscale.
Pascal Pessiot, le président de la SFC (Société Française des Casinos), et également l'un des partisans de la légalisation du marché des jeux d'argent en ligne, avait été condamné par un tribunal français le 7 mars 2007 à un an de prison avevc sursi pour avoir participé à des entreprises de jeux d'argent en ligne situées dans d'autres pays : Belize (un petit pays situé en Amérique Centrale) et aux Bahamas (un archipel d'îles situé à seulement quelques centaines de kilomètres de la Floride). Pascal Pessiot avait ensuite fait l'objet d'une relaxe par la cour d'appel. C'est principalement en rapport avec cette affaire que Pascal Pessiot aurait été imposé « sur la base des bénéfices qui, selon l'administration fiscale française, reviendrait à l'état Français ».
Pour sa défense, Eric Woerth considère « qu'il n'a fait que son travail » et que son intervention dans le dossier fiscal du casinotier, par l'intermédiare d'une lettre qu'il aurait remise à Jean-François Mancel, alors député de l'Oise, n'est que le produit « d'une résolution à l'amiable d'une mise en redressement fiscal par le trésor public ».
Dans tout les cas, cette affaire fragilise une nouvelle fois de plus l'avenir politique de Eric Woerth qui avait déjà été très largement compromis par l'affaire de la milliardaire Liliane Bettencourt. La classe politique n'a pas également mis beaucoup de temps à réagir sur cette affaire. Selon le numéro un de l'UMP, cette affaire n'est que la preuve irréfutable de l'archanement médiatique du journal Libération contre le ministre Eric Woerth : « Encore une nouvelle fois, le journal Libération s'acharne contre Eric Woerth qui n'a pourtant fait que son travail… C'est une nouvelle fois, la preuve irréfutable que le Journal Libération s'acharne contre le ministre du budget ».
Si Eric Woerth n'a pas été mis en cause d'un point de vue juridique dans l'affaire Bettencourt, il a cependant été accusé d'un conflit d'intérêts. Un feuilleton qui n'est sans doute pas près de se terminer !